Picasso rentre dans un bar…
Chère lectrice, cher lecteur,
C’est Picasso qui rentre dans un bar.
Il s’installe à une table, commande un café.
Une femme s’approche.
Pardon, vous êtes Picasso ?
Lui-même.
La femme est abasourdie. Elle bégaie.
Je, euh… C’est fou de vous voir en vrai. Vous me feriez un petit dessin ? Juste là, sur un coin de nappe ? Je vous le paie bien sûr !
Sourire en coin, Picasso commence à griffonner sur sa nappe.
Quelques minutes plus tard, c’est terminé.
Il déchire soigneusement une large bande de nappe, puis la tend à la femme.
La femme sourit à son tour.
Vous êtes génial.
Merci. Ça fera 500 francs.
Le sourire s’évapore. Les yeux de la femme sont révulsés.
500 ? Vous plaisantez ?
Picasso n’en démord pas.
Vous le trouvez génial, mon dessin, ou pas ?
Ça n’est pas la question. Ça vous a pris quoi, deux minutes ? Je ne paie pas 500 francs pour quelque chose qui vous prend deux minutes.
Picasso la fixe, sans s’énerver, marquant un bref silence.
Madame, finit-il par dire. Vous avez raison. Ça m’a pris deux minutes. Savez-vous pourquoi ça m’a pris si peu de temps ?
Non, je l’ignore, répond-elle.
Parce que ça fait vingt ans que je m’exerce.
La femme reste silencieuse.
Maintenant, commence le peintre, si vous n’en voulez pas…
Il pince l’extrémité de la nappe, et très lentement, commence à déchirer le papier.
Arrêtez !
Picasso s’interrompt.
C’est bon. Je vous le prends.
Elle lui tend un billet de 500 francs.
C’est qui, cette folle ?
Cette histoire est sûrement fausse.
Mais quand je l’ai entendue pour la première fois, je me suis tout de suite dit :
“Mais c’est qui, cette folle ?”
Un Picasso pour 500 francs, il faut y aller.
Ça fait moins de 80 euros.
Mais l’intérêt de cette histoire, ça n’est pas de savoir si la femme est folle.
Ni combien vaut un gribouillis de Picasso sur un coin de nappe.
Cette histoire nous enseigne une vérité importante pour le business.
Si vous apprenez une compétence rare, à forte valeur ajoutée, votre rémunération ne dépend pas du temps que vous consacrez à une tâche.
En clair : si vous êtes le seul (ou le meilleur) à faire un truc, vous pouvez demander 500 balles même si ça vous prend deux minutes.
Picasso, c’est Picasso.
Et si vous n’êtes pas Picasso ?
Vous n’avez pas besoin d’être le peintre le plus connu du 20ème siècle : ça marche pour des tas de choses.
Les plombiers, par exemple, ne sont pas payés pour leur temps. Ils sont payés pour comprendre où est la fuite, et la réparer.
Et quand vous avez une fuite qui saccage votre appartement, vous payez sans discuter.
D’ailleurs, plus le plombier est rapide à trouver et réparer la fuite, mieux c’est pour vous.
Quand vous résolvez un vrai problème, ou apportez une vraie valeur ajoutée…
Les gens sont contents de vous payer cher.
Car le service que vous leur rendez, ils le perçoivent comme plus important que la somme d’argent qu’ils vous remettent.
Bien sûr, dans mon exemple, la femme proteste.
Mais ça n’est qu’une bravade, et il suffit que Picasso feigne de détruire son dessin pour qu’elle arrête.
On en conclut plein de choses, et ça nous sert pour le business
Morale numéro 1 : si vous êtes parmi les meilleurs de votre niche, vous ne serez jamais dans le besoin. Vous n’aurez pas à brader votre temps pour un salaire de misère.
Au contraire : vous pourrez facturer cher des prestations qui vous prennent peu de temps, car il n’y a personne qui peut faire ce que vous faites aussi bien que vous.
(C’est ce qu’on vient de voir, mais ça n’est pas la seule morale).
Morale numéro 2 : La persévérance est la clé. Picasso dit quelque chose de fondamental, dans cette histoire :
Ça m’a pris deux minutes, parce que ça fait vingt ans que je m’exerce.
Le temps, c’est ce qui va vous différencier de la masse. Le temps, la répétition et l’expérience.
C’est aussi, dans un autre registre, ce que dit Bruce Lee :
“Je ne crains pas l'homme qui a décoché mille coups de pied. Je crains l'homme qui a décoché mille fois le même coup de pied.”
Quand vous avez identifié une compétence à forte valeur ajoutée, où vous êtes bon, et que vous pouvez pratiquer sur le temps long…
Un jour ou l’autre, vous deviendrez riche.
Parce que vous serez le seul à savoir faire ce que vous faites.
À bientôt,
Sam
Kaïros Formations
À lire :
Dossier cadeau
Les 3 biais cognitifs indispensables pour doper vos ventes
Je vous révèle 3 biais cognitifs ultra puissants et ma méthode pour les utiliser et activer le bouton ON/OFF dans le cerveau de vos prospects.
Inscrivez-vous à ma newsletter pour recevoir en cadeau mon guide "Les 3 biais cognitifs pour doper vos ventes" :